Accéder au contenu principal

Monstres de maison, Eleonora Marton


Quand un album a été lu au moins trois fois en 24h après réception, mis en scène et rangé en bonne place, peut-on dire que c’est un succès ? Je crois que oui ! Mes enfants adorent.


Lola vit dans une jolie maison jaune, avec son chat Haricot. La nuit, la maison prend des allures terrifiantes. Il y a des monstres ! Bizarrement, Lola ne les voit que lorsqu’il fait noir ; au petit matin, tout le monde a disparu. A chaque pièce, son monstre. Par exemple dans la cuisine, vit le cuisinosaure, qui au lever du soleil, qui cède sa place sur la table à une louche, une théière et un dessous de table. Dans la salle de bains, vit Bog, le monstre qui ne dort jamais, avec ses yeux grands ouverts et ses bras prêts à attraper le premier venu. Mais à l’aube, ne traîne dans la pièce qu’un pull, deux rouleaux de papier toilette, et un panier à linge. Etrange ! Heureusement, il n’y a aucun monstre dans la chambre de Lola. A moins que …

Voici un livre qui aidera à appréhender la peur du noir et des monstres, en jouant à se faire peur, à hauteur d’enfant, et avec humour. La petite narratrice fait de l’enfant-lecteur son complice, l’aidant ainsi à surmonter ses angoisses. La simplicité des formes et des couleurs donne une touche graphique à l’album. De pages en pages, en alternance, se succèdent la nuit et le jour, les jeux d’ombre et les couleurs vives. Quant aux mises en scène du livre, elles donneront envie à votre enfant de laisser parler sa créativité.



Bonne lecture !

Dès 5 ans

Titre : Monstres de maison
Auteur : Eleonora Marton
Editeur : Grasset  
Date de première parution : 2020


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La révolte, d'Eduarda Lima

Un jour, un oiseau s’arrêta de chanter. Il fut immédiatement suivi dans cette action par l’ensemble de ces congénères. Puis, animaux domestiques, comme animaux sauvages se murèrent à leur tour dans le silence. Plus aucun bruit, plus aucun mouvement : les vaches ne donnaient plus de lait, les éléphants du cirque ne faisaient plus le poirier… Les journaux commencèrent à croire que les animaux avaient conclu un pacte entre eux. Ils semblaient unis autour d’une même cause. D’ailleurs, ils furent bientôt rejoints dans cette lutte par les enfants. Le monde restait muet. Mais pourquoi ?   En voilà un silence qui fait grand bruit. Parfois, nul besoin de barricades, et de slogans pour se faire entendre. De même, nul besoin de grands discours, quand les dessins parlent d’eux-mêmes. Écouter, observer, réfléchir ; c'est ainsi que l’enfant donnera sens à ce texte. Car La révolte (forcément avec un titre pareil) fait partie de ces livres qui poussent à la réflexion. Pollution, surabondance de pl

Balto. Le dernier des valets de cœur, de Jean-Michel Payet

Balthazar B, plus connu sous le nom de Balto, vit dans la Zone, faubourg misérable qui ceinture la ville de Paris. Son boulot, c’est de fabriquer des paniers ; enfin, officiellement … Sa famille, ce sont Mme Gambette et Victor. Mme Gambette l’a recueilli alors qu’il n’était qu’un bébé, faisant ainsi de lui le frère de Victor. Le frangin, cela fait un moment que Balto ne l’a pas vu. En effet, celui-ci a été condamné à mort pendant la guerre 14/18, s’est échappé avant son exécution ; et personne ne sait vraiment où il se trouve. Alors quand Victor fait passer un message à Balto via un petit papier dans une miche de pain, ce dernier est agréablement étonné. Rendez-vous est donné aux Batignolles chez le réparateur de vélos Escartefigue. Mais quand Balto arrive celui-ci est mort, et point de Victor. Pire que cela, une journaliste le photographie sur le lieu du crime, faisant de lui le coupable idéal. Dans ce Paris des années 20, il faudra alors suivre Balto menant l’enquête pour prouver son

Flon-Flon et Musette, de Elzbieta

      En ce jour de 11 novembre, et donc de commémorations, je ne pouvais que vous parler de ce livre. C’est un petit trésor. La guerre, c’est un sujet bien difficile à aborder avec les enfants. Mais, dans cet album, Elzbieta arrive à le faire avec délicatesse et poésie. Ce sont des qualités que l’on retrouve à la fois dans le texte et dans les illustrations. «La guerre ne meurt jamais, mon petit Flon-Flon. Elle s’endort seulement de temps en temps. Et quand, elle dort, il faut faire très attention de ne pas la réveiller.  » Et si je vous parlais de l’histoire en quelques mots ? C’est l’histoire de deux (lapins) enfants, Flon-Flon et Musette, séparés par la guerre. Cette guerre, Flon-flon ne la comprend pas. Pourquoi ne peut-il plus voir Musette ? Pourquoi ce père qui part et qui revient brisé ? Et puis, d’abord, pourquoi la guerre ? L’auteur arrive à mettre des mots sur tout cela. Je ne vous révèle pas la fin de l’histoire. Mais, vous la voyez probable