Accéder au contenu principal

Brille encore, soleil d'or, de Guo Zhenyuan et Véronique Massenot


Comme au cinéma, posons le décor : l’aube, une colline ; le soleil se lève, les animaux aussi. Tous sont ravis de le voir monter de plus en plus haut et de le voir briller dans le ciel. Mais ils comprennent vite que sa présence n’est qu’éphémère. Une averse, et le voici qui se cache. Les heures de l’après-midi qui s’égrènent, et le voilà qui redescend. Forts de leurs créativités et de leurs talents divers, ils vont tenter de le retenir. Mais sa chute est inéluctable. Et s’ils creusaient le sol pour le voir réapparaître ? Ce travail est harassant, et ils finissent par s’endormir. Ils seront réveillés par le coq chantant la bonne nouvelle : le soleil est revenu !


Voici un texte simple, à la portée des petits, qui comme un conte, aborde le cycle du jour et de la nuit, avec candeur et poésie.
L’histoire met en avant l’esprit d’équipe pour arriver à un objectif commun, tout en valorisant l’implication de chacun. Optimisme et confiance en soi sont également des valeurs véhiculées par cet album.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour les remarquables illustrations à la peinture et au pastel gras. L’illustrateur utilise une palette chaude et lumineuse. L’œil est attiré par le fond rouge, le soleil d’or, les animaux colorés. L’artiste semble avoir trouvé son inspiration parmi les couleurs et objets traditionnels chinois. Notons également le travail sur le point de vue et la composition de l’image, en lien avec le cycle du jour, vraiment réussi.


Bonne lecture !



Dès 2-3 ans



Titre : Brille encore, soleil d’or  
Auteurs : Guo Zhenyuan / Véronique Massenot           Illustrateur : Zhu Chengliang 
Editeur : HongFei  Cultures
Date de première parution : Avril 2019

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ernest et Célestine soufflent leurs 40 ans !

Connaissez-vous Ernest et Célestine ? Je suppose que oui, puisque cela fait 40 ans qu’ils occupent la scène littéraire. Et si vous ne les connaissez pas encore, vous êtes devant un merveilleux univers à découvrir.  A l’occasion de cet anniversaire, j’ai eu la chance de recevoir trois ouvrages « Ernest et Célestine » publiés par Casterman : Ernest et Célestine, mon premier imagier – Mon cahier d’activités Ernest et Célestine – Ernest et Célestine, comment tout a commencé.  Et j’avoue mon cœur balance pour ce dernier, dont j’ai très envie de vous parler.  Cet ouvrage collector, spécial 40 ans, regroupe deux histoires d’Ernest et Célestine : Ernest et Célestine ont perdu Siméon et Les questions de Célestine, ainsi qu’un dossier documentaire sur le travail de l’artiste. Ces histoires correspondent à la première écrite par Gabrielle Vincent et à sa dernière, publiée de manière posthume.  C’est un très beau livre, à la couverture soignée. D’un fond bleu ciel, se détachent une illustration mo

Neige, d'Anaïs Brunet

Le froid s’est installé et a blanchi le ciel. Des flocons tombent enfin pour la plus grande joie des enfants et de leurs amis les animaux. La nature devient un lieu magique, propice à mille facéties. Mais bientôt, la neige fond, laissant place à de nouveaux petits plaisirs.  Avec son dernier album, Anaïs Brunet nous embarque à nouveau dans son univers délicieusement rétro et naïf. Quel moment merveilleux pour un enfant que de voir la neige tomber ! Avec ses mots et ses pinceaux, l’artiste retranscrit dans cet album les sensations et les émotions des plus jeunes au contact de la nature en hiver. Le texte court est poétique. Il joue sur les allitérations, faisant de la lecture par l’adulte une douce musique aux oreilles des tout-petits. Les illustrations peintes à la gouache sont rehaussées de reliefs et de brillance, qui donnent envie de manipuler le livre pour s’en amuser. Ce tout carton au format original est le premier d’une série de 4 albums sur les phénomènes météorologiques (neige

La musique des âmes, de Sylvie Allouche

Paris. 1942. Simon et Matthias sont deux amis inséparables. Simon Lipmann est le fils d’un luthier juif de la rue de Rome. Il est passionné de musique, et joue merveilleusement bien du violon. Les parents de Matthias Morel sont journalistes. Ils vivent quelques rues plus loin, avec Henriette, la grand-mère. Matthias a dû mal à accepter la nouvelle marche du monde. Bien des choses le préoccupent et le troublent : l’affiche « Entreprise juive » sur la vitrine du papa de Simon, les queues devant l’épicerie pour pouvoir acheter quelques denrées avec les tickets de rationnement, les langues de vipères qui importunent Mr Lipmann … Et pourquoi ses parents se montrent-ils si distants ?  De leur côté, les Lipmann sont de plus en plus inquiets. Nathan ne vend quasiment plus d’instruments. Joseph, le grand-père, pense que les Allemands vont emmener tous les juifs hors de France. Alice, la mère, pleure de devoir coudre des étoiles jaunes sur les vêtements de toute la famille.  Matthias continue à