Accéder au contenu principal

L'ours et son orchestre, de David Litchfield


   Il y a deux semaines, j’étais au Grand Théâtre de Tours pour le salon Blog’inTours. Aujourd’hui, j’y retournerais bien pour écouter l’orchestre symphonique, et y savourer le plaisir de la musique.
Ceci n’étant malheureusement pas au programme de ma journée, je vous emmène avec moi à la rencontre de L’ours et son orchestre.


   Hector et Hugo sont les meilleurs amis du monde. Hector est un vieux musicien ; Hugo, son compagnon à 4 pattes. Le succès s’étant envolé, le violoniste décide de se retirer de la scène. Dans le secret le plus total, le chien prend la relève et devient un musicien de talent. A tel point, qu’il se fait repérer par le célèbre « L’ours qui joue du piano », qui l’invite à rejoindre sa tournée. Gagné par la jalousie, le vieil Hector laisse partir son ami, sans un adieu. Je ne dévoilerai pas la fin de l’histoire. Sachez simplement que l’amitié sincère, et l’amour de la musique, seront plus forts que tout.



   Les décors de cet album sont sombres (paysages de nuit, salles de concert …) ; malgré tout, l’auteur-illustrateur arrivent à en faire un livre lumineux, grâce à des touches de couleurs et de lumières savamment posées. Il en est, de même, avec l’état d’esprit de l’album ; les sentiments négatifs (désespoir, jalousie …) laissant place à de beaux sentiments et de jolis valeurs (amitié, amour de la musique …).

Le travail de David Lichfield pourrait faire penser à celui d’un photographe : parfait cadrage des images et transparence des sentiments.



Un bel album à partager en famille, avec le son du piano ou du violon en arrière-plan.

Bonne lecture !


Dès 5 ans



Titre : L’ours et son orchestre
Auteur : David Litchfield              
Editeur : Belin Jeunesse
Date de première parution : Octobre 2018



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Ernest et Célestine soufflent leurs 40 ans !

Connaissez-vous Ernest et Célestine ? Je suppose que oui, puisque cela fait 40 ans qu’ils occupent la scène littéraire. Et si vous ne les connaissez pas encore, vous êtes devant un merveilleux univers à découvrir.  A l’occasion de cet anniversaire, j’ai eu la chance de recevoir trois ouvrages « Ernest et Célestine » publiés par Casterman : Ernest et Célestine, mon premier imagier – Mon cahier d’activités Ernest et Célestine – Ernest et Célestine, comment tout a commencé.  Et j’avoue mon cœur balance pour ce dernier, dont j’ai très envie de vous parler.  Cet ouvrage collector, spécial 40 ans, regroupe deux histoires d’Ernest et Célestine : Ernest et Célestine ont perdu Siméon et Les questions de Célestine, ainsi qu’un dossier documentaire sur le travail de l’artiste. Ces histoires correspondent à la première écrite par Gabrielle Vincent et à sa dernière, publiée de manière posthume.  C’est un très beau livre, à la couverture soignée. D’un fond bleu ciel, se détachent une illustration mo

Neige, d'Anaïs Brunet

Le froid s’est installé et a blanchi le ciel. Des flocons tombent enfin pour la plus grande joie des enfants et de leurs amis les animaux. La nature devient un lieu magique, propice à mille facéties. Mais bientôt, la neige fond, laissant place à de nouveaux petits plaisirs.  Avec son dernier album, Anaïs Brunet nous embarque à nouveau dans son univers délicieusement rétro et naïf. Quel moment merveilleux pour un enfant que de voir la neige tomber ! Avec ses mots et ses pinceaux, l’artiste retranscrit dans cet album les sensations et les émotions des plus jeunes au contact de la nature en hiver. Le texte court est poétique. Il joue sur les allitérations, faisant de la lecture par l’adulte une douce musique aux oreilles des tout-petits. Les illustrations peintes à la gouache sont rehaussées de reliefs et de brillance, qui donnent envie de manipuler le livre pour s’en amuser. Ce tout carton au format original est le premier d’une série de 4 albums sur les phénomènes météorologiques (neige

La musique des âmes, de Sylvie Allouche

Paris. 1942. Simon et Matthias sont deux amis inséparables. Simon Lipmann est le fils d’un luthier juif de la rue de Rome. Il est passionné de musique, et joue merveilleusement bien du violon. Les parents de Matthias Morel sont journalistes. Ils vivent quelques rues plus loin, avec Henriette, la grand-mère. Matthias a dû mal à accepter la nouvelle marche du monde. Bien des choses le préoccupent et le troublent : l’affiche « Entreprise juive » sur la vitrine du papa de Simon, les queues devant l’épicerie pour pouvoir acheter quelques denrées avec les tickets de rationnement, les langues de vipères qui importunent Mr Lipmann … Et pourquoi ses parents se montrent-ils si distants ?  De leur côté, les Lipmann sont de plus en plus inquiets. Nathan ne vend quasiment plus d’instruments. Joseph, le grand-père, pense que les Allemands vont emmener tous les juifs hors de France. Alice, la mère, pleure de devoir coudre des étoiles jaunes sur les vêtements de toute la famille.  Matthias continue à