Accéder au contenu principal

La collection « Tu lis, je lis » de Bayard, et le titre « Oh, crotte, encore des carottes ».

Aujourd’hui, je ne vous parle pas vraiment d’un album en particulier, mais d’une collection.  


Mon grand, qui est jeune lecteur, avait envie de lire de « vrais livres ». Il faut entendre par-là : autre chose, que des albums.

Je suis donc partie à la recherche de petits livres.

Et j’ai fait une vraie découverte : la collection « Tu lis, je lis » de Bayard.



Le principe est simple mais fort intéressant.

Le livre se lit à deux voix : la voix de l’adulte écrite en noir, et la voix de l’enfant écrite en rouge. Le texte de l’enfant correspond aux dialogues, spécialement conçus pour les petits apprentis.



Cette manière de faire permet à l’enfant de lire sans « s’essouffler », puisque l’adulte prend le relais. Cela lui permet aussi un accès plus facile à la compréhension du texte ; là encore grâce au relais de l’adulte. Enfin, il a la sensation, très gratifiante, de savoir lire de « grands et vrais » livres. C’est encourageant pour lui.
Point, non négligeable, nous n’avons pas droit à un texte gnan-gnan.


          Nous avons commencé avec le titre : « Oh, crotte, encore des carottes ».

C’est l’histoire d’un petit lapin qui en a marre de manger des carottes. Il ne veut plus en manger ! Mais résultat : il a très faim. Il décide donc de manger les goûters proposés par ses camarades. Bonne idée ? Pas sûre !

Texte écrit avec humour, comme le laissait deviner le titre.

Mon petit lecteur et moi avons apprécié.


Nous avons aussi eu l’occasion de lire le titre « Une belle découverte », emprunté à la bibliothèque. Pas déçus, non plus. Je pense que c’est une collection que nous allons continuer.




Titre : Oh, crotte, encore des carottes !
Auteur : Mr Tan                 Illustrateur : Aurore Damant
Editeur : Bayard Poche     Collection : Tu lis, je lis.
Date de première parution : 2015

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La révolte, d'Eduarda Lima

Un jour, un oiseau s’arrêta de chanter. Il fut immédiatement suivi dans cette action par l’ensemble de ces congénères. Puis, animaux domestiques, comme animaux sauvages se murèrent à leur tour dans le silence. Plus aucun bruit, plus aucun mouvement : les vaches ne donnaient plus de lait, les éléphants du cirque ne faisaient plus le poirier… Les journaux commencèrent à croire que les animaux avaient conclu un pacte entre eux. Ils semblaient unis autour d’une même cause. D’ailleurs, ils furent bientôt rejoints dans cette lutte par les enfants. Le monde restait muet. Mais pourquoi ?   En voilà un silence qui fait grand bruit. Parfois, nul besoin de barricades, et de slogans pour se faire entendre. De même, nul besoin de grands discours, quand les dessins parlent d’eux-mêmes. Écouter, observer, réfléchir ; c'est ainsi que l’enfant donnera sens à ce texte. Car La révolte (forcément avec un titre pareil) fait partie de ces livres qui poussent à la réflexion. Pollution, surabondance de pl

Balto. Le dernier des valets de cœur, de Jean-Michel Payet

Balthazar B, plus connu sous le nom de Balto, vit dans la Zone, faubourg misérable qui ceinture la ville de Paris. Son boulot, c’est de fabriquer des paniers ; enfin, officiellement … Sa famille, ce sont Mme Gambette et Victor. Mme Gambette l’a recueilli alors qu’il n’était qu’un bébé, faisant ainsi de lui le frère de Victor. Le frangin, cela fait un moment que Balto ne l’a pas vu. En effet, celui-ci a été condamné à mort pendant la guerre 14/18, s’est échappé avant son exécution ; et personne ne sait vraiment où il se trouve. Alors quand Victor fait passer un message à Balto via un petit papier dans une miche de pain, ce dernier est agréablement étonné. Rendez-vous est donné aux Batignolles chez le réparateur de vélos Escartefigue. Mais quand Balto arrive celui-ci est mort, et point de Victor. Pire que cela, une journaliste le photographie sur le lieu du crime, faisant de lui le coupable idéal. Dans ce Paris des années 20, il faudra alors suivre Balto menant l’enquête pour prouver son

Flon-Flon et Musette, de Elzbieta

      En ce jour de 11 novembre, et donc de commémorations, je ne pouvais que vous parler de ce livre. C’est un petit trésor. La guerre, c’est un sujet bien difficile à aborder avec les enfants. Mais, dans cet album, Elzbieta arrive à le faire avec délicatesse et poésie. Ce sont des qualités que l’on retrouve à la fois dans le texte et dans les illustrations. «La guerre ne meurt jamais, mon petit Flon-Flon. Elle s’endort seulement de temps en temps. Et quand, elle dort, il faut faire très attention de ne pas la réveiller.  » Et si je vous parlais de l’histoire en quelques mots ? C’est l’histoire de deux (lapins) enfants, Flon-Flon et Musette, séparés par la guerre. Cette guerre, Flon-flon ne la comprend pas. Pourquoi ne peut-il plus voir Musette ? Pourquoi ce père qui part et qui revient brisé ? Et puis, d’abord, pourquoi la guerre ? L’auteur arrive à mettre des mots sur tout cela. Je ne vous révèle pas la fin de l’histoire. Mais, vous la voyez probable