Accéder au contenu principal

Une petite faim ?


Vous avez une petite faim ?



Commençons donc par l’entrée, avec une petite soupe.


Vous connaissez probablement ce conte populaire de tradition orale, qui se nomme « La soupe au caillou », et que l’on retrouve dans divers albums de littérature de jeunesse. Mais connaissez la version cuisinée à l’africaine, nommé « La soupe aux cailloux moelleux » ?
C’est la famine. Comme tous les animaux, Leuk-le-lièvre est maigre et affamé, mais lui est bien plus malin. Arrivant dans un village, Leuk frappe à la première porte venue, celle de Bouki-la-Hyène, avare et gourmande. A force de ruse, le lièvre arrive à la convaincre de lui prêter son pot à cuire, pour cuisiner la fameuse soupe aux cailloux moelleux. Cette grande marmite chauffant sous l’arbre à palabre attire la curiosité de tous. Chacun ne peut s’empêcher de se joindre aux préparatifs, ajoutant, au fur et à mesure, un ingrédient à la recette. Ainsi, le soir venu, Leuk sert plusieurs louches de soupe aux animaux réunis pour ce dîner festif ; sans oublier discrètement, de remettre les cailloux dans sa besace.



Un conte particulièrement apprécié pour les valeurs qu’ils véhiculent celles du partage et de la solidarité.  La ruse, étant ici mise au profit de tous, ne dessert pas l’histoire.

Saluons également le travail d’illustrations à l’acrylique et aux papiers découpés, magnifiquement colorés, qui donnent vie à l’album.

Dès 5 ans

Titre : La soupe aux cailloux moelleux
Auteur : Alain Serge Dzotap                      Illustratrice : Irène Schoch
Editeur : Les Editions des Eléphants
Date de première parution : Octobre 2019





Un petit dessert, pour terminer le repas ? A moins que …


Monsieur Anatole a invité Mademoiselle Blanche pour le goûter, et souhaite donc lui préparer un gâteau. Mais celui-ci est loin d’être un chef étoilé, et n’arrive à rien avec sa recette. Ses amis, les animaux, vont donc lui venir en aide à tour de rôle, lui suggérant un ingrédient à ajouter : patates, carottes, navet … Après cuisson, cela s’avérera délicieux et Mademoiselle Blanche sera ravie ; mais il semblerait que la préparation n’est plus rien à voir avec la recette de départ !



Comme pour le livre précédent, nous retrouvons une histoire en randonnée, où ingrédients et animaux s’ajoutent au fil des pages. C’est une structure idéale pour les petits, surtout lorsque le texte est peu dense, comme dans cette histoire.
Autre similitude avec le livre précédent : la morale de de l’histoire. On peut cuisiner avec ce que l’on a ; l’essentiel étant d’avoir quelque chose dans l’assiette et surtout de bons amis autour de la table.
Pour les illustrations : du grand Christian Voltz, reconnaissable au premier regard ! Matériel de récupération et photographie. Une originalité que l’on adore.
Le texte et l’illustration pourraient paraître très simple, mais il n’en est rien. Le tout est extrêmement travaillé, laissant transparaître sentiments des personnages et humour.  

Dès 3 ans

Titre : Un gâteau au goûter
Auteur : Christian Voltz                
Editeur : L’école des Loisirs          Collection : Pastel
Date de première parution : Avril 2019



Bon appétit, et bonne lecture !








* Merci aux éditeurs

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Bulle d'été, de Florian Pigé

L’été s’échappe déjà, et vos enfants et vous-même cherchez à en saisir les derniers instants … Alors, cet album sera votre lecture favorite des prochains jours.


Un petit garçon, livré à lui-même depuis le début de l’été, vaquent à ses occupations habituelles, en ces derniers jours de vacances. Le programme est toujours le même : repêcher les petites créatures tombées dans la piscine, regarder des films, dessiner ; puis nourrir les chats du quartier avec sa cape de super-héros sur le dos, aller chercher son goûter à la boulangerie à vélo, laisser libre-court à son imaginaire. Et parfois, une belle surprise, une chance même : croiser la belle Lily, dont il ne connaît que le prénom, car il est bien trop réservé pour l’aborder. Il aurait encore tant de choses à faire ; mais, demain, c’est la rentrée. Voilà, c’est le grand jour. Déception, pas de visage connu, dans la classe ! Mais après tout, personne n’est à l’abri d’une bonne surprise…



Un livre sur la rentrée ? Un livre sur les vacances ?…

Inclood, ou comment rendre la littérature de jeunesse accessible à tous.

Il y a peu de temps, j’ai découvert l’application Inclood. C’est une application gratuite, qui propose une lecture bilingue français- langue des signes, en scannant les pages du livre papier.
L’application est facile d’utilisation. L’enfant doit simplement survoler chaque page. Quand une bulle apparaît, il clique. Une personne signe ensuite l’histoire, pour les sourds et les malentendants. L’histoire est également dite, et accompagnée d’un fond musical, pour les entendants.

Inclood collabore avec L’école des Loisirs, et donne donc accès à des livres de qualité. Nous avons testé  C’est moi le plus fort  de Mario Ramos. Vous pouvez également retrouver : Cornebidouille, Grosse colère … Des classiques pour tous.



Une belle initiative que je voulais saluer et vous faire découvrir. Quand le numérique devient un outil au service de la personne en situation de handicap, je dis : Bravo !

C'est quoi un bookface ?

Ce samedi 19 janvier, lors du salon BLOG’IN TOURS, au grand théâtre de Tours, nous vous proposerons tout au long de la journée de faire des bookfaces.

Bookface ? C’est quoi un bookface ?
Reprenons nos bases d’anglais ! Book, c’est le livre ; face, c’est le visage. Le bookface, c’est donc l’art de réaliser un portrait photographique, en plaçant une couverture de livre devant son visage. Pour un bookface réussi, il faut jouer au maximum avec le visage représenté sur la couverture, les détails du livre et de l’environnement, ainsi que les couleurs. Dernier point, il faut tenter de respecter les proportions, pour que l’illusion fonctionne au maximum. 

Alors, vous venez jouer avec nous, samedi prochain ?
Nous serons cinq  blogueuses pour vous accueillir : Mademoiselle Maeve, Between the Books, Somewhere over the teapot, Bérengère, et moi-même.