Accéder au contenu principal

Dans l'univers de .... Christine Davenier.


Depuis quelques jours, et jusqu’au 18 mai, la bibliothèque municipale de Tours accueille l’exposition « Au pays de Minusculette ».

Les enfants ont l’habitude d’admirer les illustrations de leurs livres préférés sur papier glacé. La bibliothèque nous donne l’occasion de découvrir des originaux : des dessins à l’encre, à admirer comme de petits tableaux.

Christine Davenier, l’autrice/illustratrice mise à l’honneur, a grandi en Touraine, dans une maison avec un jardin, non loin d’une grand-mère qui faisait de l’aquarelle et qui aimait les oiseaux et les fleurs. Les couleurs, les parfums lui sont restés en mémoire.

Si je vous raconte tout cela, c’est parce que vous verrez en allant à l’exposition ou en vous plongeant dans ses livres que cela reste encore la source de son inspiration.  En effet, Minusculette, le personnage qui est au cœur de l’exposition, n’est autre que la petite fée des jardins !


Minusculette est l’héroïne d’une série de cinq albums, écrite par Kimiko et illustrée par Christine Davenier, entre 2017 et 2019.

Jusqu’alors, je ne connaissais de Christine Davenier que l’album Minusculette en été, dont je vous parlais ici.

Sa venue dans ma région m’a donné envie d’en savoir plus sur cette illustratrice. Je vous emmène donc à la découverte de trois de ses albums.



Cet album est le dernier de la série. C’est le dernier mais le premier, car il revient sur le commencement, c’est-à-dire la naissance de la petite fée des jardins.


Savez-vous comment naissent les fées ?
Tous les 100 ans, une étoile filante tombe sur terre, à l’endroit même, pousse un arbrisseau, l’arbre à fées. Au lever du soleil, un arc-en-ciel apparaît et saupoudre celui-ci de paillettes. C’est ce moment que choisissent neuf petites fées pour sortir de leurs chrysalides.

Dans cet album, on retrouve dans les illustrations, tout le style de Christine Davenier :  le crayonné et l’encre. Rien à voir avec du dessin sur ordinateur.
Cet album est chatoyant, un régal pour les yeux.

Si vous aimez Minusculette, il semblerait que des nouveautés se préparent …

 Titre : Le premier jour de Minusculette,
Autrice : Kimiko      Illustratrice : Christine Davenier                        
Editeur : L’école des Loisirs 
Date de première parution : Février 2019



Léontine a un frère et une sœur roses et dodus, qui aiment faire la sieste dans la boue. Deux porcelets, bien sous tous rapports, en somme. Mais, elle, elle est jaune et farfelue. Imaginant que toute la ferme se moque d’elle, elle cherche à masquer sa différence, à ressembler à tout le monde, à devenir rose.  Ses tentatives se relèvent infructueuses. Et elle finit par se rendre compte que c’est telle qu’elle est, que les siens l’aiment.


Christine Davenier qui se reconnait davantage comme illustratrice, assume ici les deux rôles d’autrice et d’illustratrice. Et c’est réussi.

Côté illustration, on reconnait son style où crayons et pinceaux, se partagent le beau rôle.

Côté texte, c’est plein de sens. Ce joli petit album aborde la différence sous un angle positif, rappelant à nos petits, que nos différences ne sont pas forcément des faiblesses et peuvent devenir nos forces. 

Titre : Léontine
Autrice et illustratrice : Christine Davenier                  
Editeur : Kaléidoscope  
Date de première parution : 2016



Louna est une petite fille solitaire, mais pas dénuée d’imagination. Quand elle s’allonge dans la chambre bleue de sa grand-mère, c’est officiellement pour y faire la sieste. Mais ses rêveries l’emmènent à l’aventure, dans les scénettes du papier peint, en toile de Jouy, en compagnie d’un chien rouge.


Comme beaucoup des personnages de l’illustratrice Louna semble virevolter à travers le décor.
Son crayon rouge aussi semble virevolter, animant ici et là le décor de la toile de Jouy, à hauteur d’enfant.

Sans nul doute, cet album aura un écho dans le cœur des adultes, rappelant à l’un une grand-mère au grand cœur, ou à l’autre une chambre au papier peint fantaisie.

Titre : Louna et la chambre bleue
Autrice :         Illustratrice : Christine Davenier                       
Editeur : Kaléidoscope  
Date de première parution : 2014






Pour les tourangeaux, en plus de l’exposition, il y aura un atelier avec Christine Davenier le 11 mai. Renseignements auprès de la bibliothèque.



Bonne lecture !




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

La révolte, d'Eduarda Lima

Un jour, un oiseau s’arrêta de chanter. Il fut immédiatement suivi dans cette action par l’ensemble de ces congénères. Puis, animaux domestiques, comme animaux sauvages se murèrent à leur tour dans le silence. Plus aucun bruit, plus aucun mouvement : les vaches ne donnaient plus de lait, les éléphants du cirque ne faisaient plus le poirier… Les journaux commencèrent à croire que les animaux avaient conclu un pacte entre eux. Ils semblaient unis autour d’une même cause. D’ailleurs, ils furent bientôt rejoints dans cette lutte par les enfants. Le monde restait muet. Mais pourquoi ?   En voilà un silence qui fait grand bruit. Parfois, nul besoin de barricades, et de slogans pour se faire entendre. De même, nul besoin de grands discours, quand les dessins parlent d’eux-mêmes. Écouter, observer, réfléchir ; c'est ainsi que l’enfant donnera sens à ce texte. Car La révolte (forcément avec un titre pareil) fait partie de ces livres qui poussent à la réflexion. Pollution, surabondance de pl

Balto. Le dernier des valets de cœur, de Jean-Michel Payet

Balthazar B, plus connu sous le nom de Balto, vit dans la Zone, faubourg misérable qui ceinture la ville de Paris. Son boulot, c’est de fabriquer des paniers ; enfin, officiellement … Sa famille, ce sont Mme Gambette et Victor. Mme Gambette l’a recueilli alors qu’il n’était qu’un bébé, faisant ainsi de lui le frère de Victor. Le frangin, cela fait un moment que Balto ne l’a pas vu. En effet, celui-ci a été condamné à mort pendant la guerre 14/18, s’est échappé avant son exécution ; et personne ne sait vraiment où il se trouve. Alors quand Victor fait passer un message à Balto via un petit papier dans une miche de pain, ce dernier est agréablement étonné. Rendez-vous est donné aux Batignolles chez le réparateur de vélos Escartefigue. Mais quand Balto arrive celui-ci est mort, et point de Victor. Pire que cela, une journaliste le photographie sur le lieu du crime, faisant de lui le coupable idéal. Dans ce Paris des années 20, il faudra alors suivre Balto menant l’enquête pour prouver son

Flon-Flon et Musette, de Elzbieta

      En ce jour de 11 novembre, et donc de commémorations, je ne pouvais que vous parler de ce livre. C’est un petit trésor. La guerre, c’est un sujet bien difficile à aborder avec les enfants. Mais, dans cet album, Elzbieta arrive à le faire avec délicatesse et poésie. Ce sont des qualités que l’on retrouve à la fois dans le texte et dans les illustrations. «La guerre ne meurt jamais, mon petit Flon-Flon. Elle s’endort seulement de temps en temps. Et quand, elle dort, il faut faire très attention de ne pas la réveiller.  » Et si je vous parlais de l’histoire en quelques mots ? C’est l’histoire de deux (lapins) enfants, Flon-Flon et Musette, séparés par la guerre. Cette guerre, Flon-flon ne la comprend pas. Pourquoi ne peut-il plus voir Musette ? Pourquoi ce père qui part et qui revient brisé ? Et puis, d’abord, pourquoi la guerre ? L’auteur arrive à mettre des mots sur tout cela. Je ne vous révèle pas la fin de l’histoire. Mais, vous la voyez probable